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Vivre, habiter, s'installer

Production et distribution

L’eau est abondante sur la planète bleue, mais moins de 1% est disponible pour l’alimentation en eau potable. En France, 60 % de l’eau potable provient des eaux souterraines. Pour ce qui nous concerne, la Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin prélève cette richesse à raison de 7,5 millions de m3 par an dans la nappe de la craie. 9 forages permettent de délivrer en moyenne 100 litres d’eau par jour aux 126 000 habitants du territoire, et à une partie de ceux de la Communaupole de Lens-Liévin.

Protéger la ressource en eau

Le champ captant de Quiéry-la-Motte

Dès 1984, la détérioration de la qualité des eaux produites par bon nombre de forages qui alimentaient le bassin minier du Pas-de-Calais a conduit le Conseil Général à engager différentes études afin de trouver de nouvelles ressources en eau potable. Une diversification des sources d’approvisionnement était devenue nécessaire.

Le site de Quiéry-la-Motte a été placé au cœur du dispositif, et c’est à partir de 1994 qu’il a commencé à assurer les besoins en eau d’une grande partie de la population de la Cahc , mais aussi d’autres villes de l’agglomération voisine de Lens-Liévin.

Quatre forages forment le champ captant de Quiéry-la-Motte. Chaque année, 5 millions de m3 d’eau potable y sont prélevés de la nappe phréatique. Cela représente 65 % des volumes produits par la Cahc .

Situé sur le bassin versant de l’Escrebieux, nom d’un petit affluent de la Scarpe, ce site exceptionnel abrite une ressource importante, qualifiée d’irremplaçable.

Comme elle est sensible aux pollutions agricoles et urbaines, la Cahc a d’ores et déjà lancé un important programme de protection de son principal champ captant, situé à Quiéry-la-Motte. Pour ce faire, elle bénéficie du soutien technique et financier de nombreux partenaires comme l’Europe, l’Agence de l’Eau, le Conseil Régional, le Conseil Général et Véolia Eau.

Pour préserver la ressource en eau potable et reconquérir la qualité de l’eau de la Vallée de l’Escrebieux, la Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin a mis en œuvre un ensemble de mesures préventives. Elle a ainsi racheté 45 ha de parcelles à proximité des captages, reboisé 75 % de la superficie du périmètre de protection immédiat, et réalisé des travaux d’amélioration de l’assainissement des communes d’Izel-les-Equerchin et Quiéry-la-Motte.

La Cahc a également souhaité la mise en place d’un dispositif de maîtrise des pollutions d’origine agricole. Les agriculteurs partenaires de cette démarche bénéficient de soutiens financiers. 90 % des agriculteurs se sont engagés dès le début dans cette opération. L’implantation de cultures Cipan a permis par ailleurs d’avoir 80 % de terres couvertes pendant l’hiver et de limiter ainsi le lessivage des nitrates.

L’usine de dénitratation

Le taux de nitrates des eaux de Quiéry-la-Motte dépasse encore régulièrement la limite réglementaire des 50 mg/l. Un taux qui s’expliquerait par d’anciennes pratiques agricoles, mais aussi par un assainissement jadis défaillant dans une des communes du périmètre de captage. Un problème aujourd’hui réglé, grâce à une unité de dénitratation qui a été installée en aval de ce champ captant en 2001.

Cette usine est située du côté de Beaumont et abat plus de 90% des nitrates, amenant le taux originel de 55 à 5 mg/litre avant de réinjecter l’eau traitée en aval de l’unité, dans une conduite d’adduction.

Cette usine est gérée au quotidien par Véolia eau, entreprise spécialisée dans l’eau à qui la Cahc a délégué l’exploitation de ses installations.

Des mesures en continu de la teneur en nitrates en amont et en aval du traitement permettent de s’assurer de la bonne qualité de l’eau potable distribuée à l’habitant.

 

Distribution de l’eau potable

L’eau est légèrement traitée selon les forages et différents procédés sont utilisés (chlore, UV, décarbonatation, dénitratation). 9 réservoirs et châteaux d’eau permettent de réguler la pression dans le réseau et d’assurer une autonomie d’alimentation en cas d’incident en amont. Répartis au sein du réseau d’adduction d’eau communautaire, ils offrent une capacité totale de stockage de 15 750 m³. Avec plus de 100 paramètres vérifiés en permanence, l’eau du robinet est l’un des produits alimentaires les plus contrôlés. L’eau est ensuite acheminée sur l’ensemble du territoire communautaire via 680 km de canalisations. Celles-ci, interconnectées par l’Agglomération pour sécuriser l’approvisionnement de l’ensemble des communes comprennent aussi un branchement par abonné soit plus de 50 000 branchements. La valeur à neuf de l’ensemble du dispositif de production et de distribution d’eau potable est estimée à 150 millions d’euros.

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