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Le cycle de l’eau sur l’agglomération Hénin-Carvin ne s’arrête pas à la sortie du robinet.
Toute l’eau utilisée dans les foyers est collectée pour être traitée, tout comme les eaux pluviales de ruissellement, les eaux usées industrielles et les eaux de quelques communes voisines du territoire communautaire (Quiéry-la-Motte, Izel-les-Esquerchin, Arleux-en-Gohelle, Fresnoy-en-Gohelle, Wahagnies et une partie de Raimbeaucourt).
La Communaupole de Lens-Liévin traite une partie des eaux de Rouvroy, de Courrières et de Montigny-en-Gohelle sur la station d’épuration de Fouquières-lès-Lens qui est en contrebas des secteurs concernés. Chaque année, plus de 5 millions de m3 d’eaux usées produits par plus de 50 000 abonnés majoritairement domestiques de la Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin, ont été collectés et traités par le service public d’assainissement.
Sur le territoire communautaire, le réseau de collecte des eaux usées et pluviales est majoritairement unitaire (89%) et se compose de plus de 600 km de réseau de collecte. Il comprend 62 postes de relèvement et de refoulement, ce qui correspond à un poste pour 10 km de réseau ou pour environ 1000 usagers.
En 2010, l’ensemble des postes a permis de reprendre environ 30 millions de m3 d’eaux usées ou pluviales. Il existe également 39 rejets au milieu naturel dont 55 déversoirs permettant en cas de fortes pluies de soulager le réseau et donc de limiter les inondations.
L’ensemble des eaux collectées est ensuite transporté vers l’une des 3 stations d’épuration communautaires du territoire afin d’y être traité avant rejet au canal de la Deûle.
Les eaux usées collectées par le réseau sont acheminées, selon leur bassin de collecte, vers l’une des trois stations d’épuration implantées sur les communes de Carvin, Hénin-Beaumont et Courcelles-Lès-Lens.
Les eaux usées sont épurées en station avant d’être rejetées au milieu naturel. Le traitement est en effet nécessaire pour éviter de dégrader la qualité des cours d’eau. Toutefois, l’eau traitée ne sera pas pour autant réutilisée en eau potable. Elle se mélangera aux eaux du canal de la Deûle et retournera dans le cycle naturel.
Les stations d’épuration produisent également des boues. Celles-ci sont formées par les résidus de bactéries qui sont «cultivées» pour digérer les pollutions. Une partie des bactéries, appelée biomasse en excès, est régulièrement soutirée des bassins.
Comme ces boues sont composées essentiellement de matières organiques et d’éléments fertilisants, elles sont épandues, en direct ou après compostage, pour enrichir les sols agricoles.
Il est important de noter que le réseau communautaire est majoritairement unitaire, c’est-à-dire qu’il sert également à transporter les eaux pluviales vers l’unique exutoire naturel du territoire, la Deûle.
Situé en contrebas des communes du département du Nord, notre réseau récupère également les eaux de ruissellement de bassins versants très étendus en lieu et place des petits cours d’eau qui ont été remplacés par des canalisations lors de l’urbanisation du territoire.
Les affaissements miniers complexifient également la gestion de ce réseau d’assainissement. Ils ont créé des points bas sensibles aux débordements, et favoriser le drainage des ces zones par le réseau d’eaux usées.
Au final, le système d’assainissement de la CAHC doit gérer annuellement 5 millions de m³ d’eaux usées, mais aussi 10 millions de m³ d’eaux claires s’infiltrant dans les réseaux et 30 millions de m³ d’eaux pluviales.